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Les hauts et les bas de la maternité

les hauts et les bas de la maternité

J’avais décidé de ne plus publier un article par semaine afin de concentrer mes énergies sur mon groupe privé et sur ma prochaine offre, mais l’élan d’écrire est monté, alors je vous partage le fruit de mon inspiration.

Quand la maternité est lourde à porter…

Hier marquait le premier jour du printemps, la saison du renouveau, du retour de la lumière, des fleurs et des oiseaux…et moi j’avais juste le goût de me coucher en boule sous la couette et de cocooner comme en hiver.

Et le pire, c’est que je m’en voulais de me sentir ainsi! Il y avait une petite voix en moi qui me susurrait à l’oreille que je n’étais pas normale, que je devrais célébrer. Mais je n’y arrivais pas. Mon corps avait mal partout et mon cœur était triste. Je me sentais fatiguée, déprimée. L’énergie était lourde autour de moi. Malgré tout le travail que je fais sur moi depuis deux ans, malgré les prises de conscience et la résilience que j’ai développée, j’avais l’impression que ma tâche de maman était trop lourde et que je n’y arriverais jamais.

(Petit clin d’œil aux Françaises qui me lisent : Jordy chantait : « c’est dur, dur d’être un bébé! »; moi, j’ai envie de lui répondre : « c’est dur, dur d’être une maman! »).

Hier matin encore, ma plus jeune a piqué une crise parce qu’elle ne voulait pas mettre la robe qu’elle venait de choisir elle-même deux secondes plus tôt, et je n’ai pas été capable de l’aider. Je me suis enfuie dans ma chambre, à bout. J’ai déclaré forfait et passé le relais au papa. Vous me direz : “bravo! C’est exactement ce que les spécialistes de la petite enfance nous recommandent de faire quand on est à bout : se retirer plutôt que de crier sur son enfant”. J’ai donc fait ce qu’il fallait et pourtant… je me sentais coupable. Coupable d’avoir échoué, coupable de ne pas réussir à être la mère que je souhaiterais pour mes filles.

Quand on a l’impression de ne pas y arriver…

Comment se fait-il, alors que j’ai lu à peu près tous les ouvrages qui existent sur la maternité, que je travaille constamment sur mes croyances limitantes, que je fais tout pour me garder du temps pour prendre soin de moi, comment se fait-il que je n’arrive pas à incarner toutes ces belles théories qui font tellement de sens? Comment se fait-il que je n’arrive pas à me mettre à la place de mes filles, à ressentir leurs émotions afin de mieux les accompagner?

Et pourquoi ce projet qui me tient tant à cœur, qui me porte et me nourrit, est-il si difficile à mettre au monde? Ma vision est claire, je déborde d’idées, mes articles ont trouvé leur public, je reçois chaque semaine des messages d’encouragement et de soutien, mais j’ai l’impression de faire du sur place. Je n’arrive pas à mettre un cadre et surtout à m’y tenir. C’est trop rigide. Le rythme que je me suis imposé n’est pas soutenable.

Avec mes filles, c’est la même chose : je suis incapable d’être constante dans mes méthodes. Je suis toujours en train d’essayer quelque chose de nouveau parce que je ne me suis pas encore trouvée. Parce que je vise un idéal beaucoup trop élevé. Et parce que j’en fais trop. Au lieu d’être, tout simplement.

Quand on se met trop la pression…

Comme j’étais l’aînée et première de classe, j’ai toujours eu le sentiment qu’on attendait beaucoup de moi et que je ne pouvais pas décevoir les gens. Une de mes enseignantes préférées au primaire, Madame Grandame, m’avait même dédié cette citation en CM1 (4e année pour les Québécois) : « Usque ad maximum ». Cela veut dire « Jusqu’au bout » en latin, mais avec l’idée que ce bout est le sommet, quelque chose de grand. Je pense qu’elle voulait me dire que j’étais capable d’aller très loin. Mais au fond de moi, je le ressentais aussi comme une obligation : parce que j’étais capable d’accomplir de grandes choses, je DEVAIS accomplir de grandes choses. Et petit à petit, je suis devenue extrêmement exigeante envers moi-même. J’ai beaucoup travaillé pour me défaire de ce trait de caractère qui m’a pourri la vie plus d’une fois, mais ce n’est pas facile : comme on dit, le naturel revient au galop! Surtout dans les moments de vulnérabilité.

C’est pourquoi, au lieu d’accepter d’être la maman que je suis, je cherche à être encore meilleure. Pourtant, mes filles m’aiment telle que je suis. Avec mes qualités et mes défauts. Comme j’aime ma mère telle qu’elle est, avec ses forces et ses faiblesses.

Laisser aller le passé… pour mieux renaître!

Et c’est, je crois, ce que mon corps essaie de me dire depuis deux jours : “arrête de te mettre la pression, de regarder en arrière. Concentre-toi sur le présent (qui tu es) et sur l’avenir (ce que tu veux et peux créer). Arrête de focaliser ton attention sur tes erreurs et tes défauts, admire tout le chemin parcouru, et mise sur tes forces. Tu as tout ce qu’il faut en toi pour réussir. Telle la chenille qui sort de son cocon pour se transformer en papillon, extirpe-toi de ce qui ne sert plus et vole de tes propres ailes!”

D’ailleurs, pour en revenir à l’Équinoxe, c’est aussi ce que les rituels qui célèbrent l’arrivée du printemps nous invitent à faire : laisser aller tout ce dont on veut se débarrasser pour faire de la place aux graines que l’on désire voir pousser.

Alors, si comme moi, vous vous sentez épuisée, coupable, si vous avez tendance à vous lamenter du passé, à trouver que vous en faites trop mais que vous n’êtes pas assez, prenez un temps d’arrêt en conscience et demandez-vous : « qu’est- ce que je pourrais laisser aller et qu’est-ce que j’aimerais voir fleurir à la place? ».

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