Aujourd’hui, je voudrais commencer par remercier toutes celles qui ont osé déposer leurs tabous dans ma publication FB de la semaine dernière. Vous voir aussi nombreuses à le faire me confirme que les tabous de la maternité sont multiples et que nous manquons d’espace de discussion pour les aborder. Cela me confirme aussi que je suis à ma place à la tête de ce groupe, de ce mouvement de libération de la parole. Vous lire me met en joie et m’empuissance!
Quand on met le doigt sur ce qui ne va pas
Personnellement, ce que je trouve lourd à porter, c’est le fait de ne pas m’épanouir dans mon rôle de mère alors que c’est ce qui est attendu de moi, et d’avoir une préférence pour l’une de mes deux filles. Ces deux sentiments me remplissent de culpabilité. J’ai d’abord cherché ce qui n’allait pas chez moi. Pourquoi je ne ressentais pas la même chose que les autres mamans? Et puis, un jour, une autre maman a osé briser le tabou en décrivant tout haut ce que je vivais en silence. Et puis une autre. Et une autre encore… Et là, j’ai pris conscience que JE N’AIME PAS ÊTRE MÈRE et que c’est OK.
Voilà, c’est dit! Je pensais avoir le cœur qui bat la chamade à écrire ces lignes, mais je me rends compte qu’à force d’en parler autour de moi et de voir que je ne suis pas la seule à le vivre, cela devient plus facile à dire.
Parler de ce qui nous fait souffrir nous libère d’un poids
Est-ce que toi aussi tu trouves ça dur? Est-ce que tu as l’impression de ne pas être à ta place dans ton rôle de mère? Est-ce que tu as du mal à connecter avec un de tes enfants? Si c’est le cas, sache que tu n’es pas seule. Et ose le dire dans tes mots à toi. Même si c’est juste dans ton journal intime. Parler fait tellement de bien!
Mais ça peut être difficile. Parce qu’on se sent coupable. Parce qu’on se sent souvent fragile et incompétente dans ce nouveau rôle de mère. Parce qu’on se juge là-dedans. Alors, on réprime. Je comprends tout cela. Je suis passée par là moi aussi. Mais si la lecture de ces lignes a remué quelque chose en toi, si elle t’a fait verser des larmes, c’est déjà un premier pas vers la prise de conscience de ce qui te fait du mal. Alors, respire là-dedans et prend le temps d’accueillir les émotions qui te traversent. On est là pour t’accompagner. En pensée. Et le jour où tu te sentiras prête, viens témoigner sur cette page.
Avec tout mon amour.
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