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Cultiver l’artiste en soi

Cultiver l'artiste en soi

Quand je suis devenue maman, j’ai arrêté la danse et le chant, qui étaient pourtant mes passions depuis toujours. 

Pourtant… C’est grâce au chant et à la danse que ma timidité d’ado a volé en éclats et que j’ai appris à aller vers les autres. C’est grâce au chant et à la danse que j’ai rencontré mes premiers vrais amis au Québec et plus tard, mon mari. 

Chanter et danser: deux formes d’expression de soi

Dans le chant et la danse, j’ai découvert un moyen de canaliser mon intensité et d’exprimer pleinement ma créativité, ma personnalité. Moi qui ai longtemps souffert des remarques de mon entourage qui trouvait que je parlais trop fort, j’avais enfin trouvé un endroit où je pouvais m’égosiller à pleins poumons sans me sentir réprimée! Et pour moi qui avais besoin de bouger, mais qui n’aimais pas les sports de course, la danse était le parfait entre deux! Je me démenais sur la piste de danse, augmentais mon cardio, suais parfois à grosses gouttes, mais j’avais aussi un plaisir fou et non l’impression de souffrir le martyr! 

Chanter: un merveilleux canal d’affirmation

Quand je chante, je me sens puissante. Chanter est un merveilleux canal d’affirmation! Quand j’ai entrepris mon parcours aux côtés de ma mentore Monica Canducci, après mes deux congés maternité qui m’avaient vidée, je me suis mise à chanter sous la douche et ça m’a fait un bien fou ! J’ai retrouvé le plaisir de chanter à tue-tête comme quand j’étais enfant! Et plus je le faisais, plus je chantais, plus je me sentais libre et puissante. Parce que je m’étais tue trop longtemps. Un peu comme la Reine des neiges qui se met à créer tout plein de sculptures de glace dès qu’elle décide de laisser s’exprimer son pouvoir! Let it go est d’ailleurs une de mes chansons préférées depuis ce temps;-)

Danser : un terrain de jeu incroyable

Quand je danse, je me sens coquine. J’ai tellement de plaisir à danser que j’en oublie tout! Je perds carrément la notion du temps! Parce que je suis complètement dans mon élément. Même si j’ai dû prendre des cours de danse à deux, au fil du temps, c’est devenu une seconde nature: je ne réfléchis plus à ce que je fais, je me laisse complètement porter par la musique, le mouvement, la main de mon partenaire, et parfois même j’improvise, j’ajoute un petit move impromptu parce que je le sens dans mon corps. C’est comme un jeu! Et ça me remplit de joie!

De nos jours, quelle autre activité nous apporte ce sentiment de plénitude?

De liberté totale? 

De joie pure?

Quand la maternité vient tout chambouler

Quand je suis tombée enceinte, j’ai mis ces activités sur pause, et il m’aura fallu 5 ans avant de renouer avec elles. 5 ans ! La fatigue, la charge mentale, le poids du quotidien avec deux jeunes enfants avaient eu raison de moi. Mais depuis que mon aînée a eu 4 ans, j’ai ressenti le besoin de reprendre ces deux activités. 

L’enfant nous ramène au vivant

C’est un des cadeaux de la maternité. Parce qu’à voir ma fille chanter et danser chaque jour comme si personne ne la regardait, comme si elle se fichait de ce que le monde autour d’elle pensait, j’ai revu la petite Anne que j’étais; celle qui avait pris des cours de ballet au primaire; celle qui allait à la chorale au secondaire; celle qui passait son temps à monter des « pestacles » pour sa famille; celle qui écrivait de longues lettres et toutes sortes d’histoires. L’artiste en moi.

Créer : un besoin naturel chez l’humain

Devenir mère m’a fait perdre cela quelques temps pour mieux m’y ramener par la suite. Parce que mes enfants sont toujours en train de créer. C’est naturel chez eux. Comme le disent si bien les aînés autochtones, on est tous des créateurs. On a tous en nous cette fibre artistique qui ne demande qu’à s’exprimer, que ce soit par le chant, la danse, le dessin, le perlage… Chacun de nous a un talent qui lui est propre. Mais les adultes que nous sommes oublient souvent cela en chemin. 

Pourtant cultiver ce talent, entretenir cette flamme créatrice est extrêmement précieux et participe à notre épanouissement. Elle réveille en nous une joie de vivre intrinsèque. Elle nous reconnecte à notre enfance, à tout ce qui nous entoure, à plus grand que nous. Elle nous ramène dans le corps et le cœur quand nous sommes trop souvent dans la tête. Elle nous rappelle la force qu’il y a en chacun de nous, notre unicité. 

Un besoin qu’on oublie de nourrir en grandissant

Mais bien souvent, nous écoutons plus souvent notre tête sur notre corps. En effet, ce sont souvent nos peurs et nos croyances limitantes qui nous freinent. Ces temps-ci par exemple, je suis en pleine ébullition créative! Mais en écoutant une formation sur le développement d’affaires, j’en suis venue à me questionner sur ce que je faisais et à freiner mon élan de créativité. Heureusement que je prends soin de moi au quotidien et m’entoure de guides merveilleuses, comme ma belle Céline Fournier qui a su identifier ce qui se jouait dans mon corps et me ramener sur le droit chemin. Sur le chemin de mon âme, pas celui que la société essaie de me dicter. 

“Faire de sa vie une oeuvre d’art”

Ce qu’il y a de merveilleux quand on décide de renouer avec sa créativité, c’est que cela devient vite une spirale sans fin! 

La créativité entraîne la créativité et le goût de l’exploration

Reprendre le chant m’a amenée petit à petit à reprendre l’écriture, puis la danse et maintenant c’est le théâtre que j’ai envie d’essayer! Parce que mon besoin d’expression est immense et que j’ai envie d’explorer de nouveaux moyens de le faire. Le goût de l’exploration est une autre qualité que nous avons tendance à perdre en grandissant. Comme si nous étions blasés. Nous préférons bien souvent nous blottir dans le confort des choses connues plutôt que d’expérimenter de nouvelles expériences qui pourraient nous bouleverser. Et c’est normal: notre système nerveux est ainsi fait qu’il réagit facilement à tout ce qui le stresse. Il préfère rester dans l’inconfort de ce qui est connu plutôt que dans le stress de l’inconnu.

Élargir son terrain de jeu

Pourtant nos enfants, eux, sont sans cesse en train d’explorer. Ils ont une curiosité de la vie insatiable et l’audace d’y plonger sans peur. Parfois ces explorations sont douloureuses quand ils réalisent que sauter du module de jeu était au-dessus de leurs capacités, mais cela leur permet de tester leurs limites, là où la plupart des adultes prennent les leurs pour acquises. Or, si on n’essaie pas quelque chose de nouveau, si on ne sort pas un tant soit peu de sa zone de confort, on risque de passer à côté de plein de belles découvertes. On pense souvent se connaître, savoir ce qui est bon pour nous ou pas. 

Remettre en question ses habitudes

Mais comme me l’a enseigné ma mentore, il faut sans cesse remettre cela en question. Parce que nous ne sommes pas figés dans le temps. Comme tous les êtres vivants, nous sommes en constante évolution. Nos goûts, nos habitudes, nos préférences, nos croyances changent avec le temps au gré de nos expériences de vie. 

Ces temps-ci par exemple, je n’ai plus d’appétit le matin, moi qui déjeunais toujours comme quinze au saut du lit. Au début, ça m’a questionné, je me demandais s’il n’y avait pas un problème, et je me forçais à manger quand même parce qu’on m’avait toujours dit que le petit déjeuner était le repas le plus important de la journée. Mais au bout d’un moment, j’ai réalisé que mon métabolisme avait peut-être changé. Et j’ai fini par écouter mon corps. Maintenant, je me contente d’un café le matin et je déjeune quand j’ai faim. 

Bref, il est toujours bon de revoir ses habitudes, de se demander si ce que l’on fait est toujours pertinent, nécessaire. Et si cela ne nous convient plus, ne nous ressemble plus, il convient de s’en débarrasser. De laisser aller ce qui ne sert plus. Comme les arbres se délestent de leurs feuilles à l’automne pour mieux renaître au printemps suivant. Alors seulement, nous aurons de la place pour accueillir du nouveau dans notre vie.

Êtes-vous prête à cultiver l’artiste en vous?

C’est pourquoi, je vous le demande: qu’allez-vous faire aujourd’hui pour réveiller la flamme créatrice en vous?
Et si, comme le propose Raphaëlle Giordano, dans son merveilleux roman Ta 2e vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une, on faisait de sa vie une œuvre d’art?

Envie d’aller plus loin?

Découvrez mes ressources pour développer votre créativité! 

Envoyez-moi un courriel à en inscrivant ARTISTE en objet pour recevoir un beau cahier d’exercices sur le sujet!

Découvrez mon entrevue avec Laurence Sala, alias La tisseuse

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