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La fête des mères

la fête des mères

J’avais prévu vous partager mon article sur la conciliation travail famille, mais voilà, dimanche, c’était la fête des mères et…

Je n’ai pas eu de fleurs.

Je n’ai pas eu de pause.

Je n’ai pas eu de plaisir.

Quand la fête des mères te déçoit…

Pourtant, comme à chaque année, j’avais mis ma plus belle robe, mon plus beau sourire pour aller au restaurant en famille. Comme le veut la tradition. Le restaurant était chouette, mes filles de bonne humeur, le repas délicieux. Même ma belle-sœur de Cal-gary était là pour l’occasion pour faire une surprise à sa mère!

Mais le cœur n’y était pas.

Parce que j’avais besoin de repos et qu’au lieu de ça, le matin même, j’avais nettoyé les vitres, changé les draps et parti une brassée de lavage. (Eh oui, fête ou pas fête, la maison ne se nettoie pas toute seule!) J’avais besoin de solitude aussi et je me suis retrouvée au restaurant avec ma belle-famille à devoir partager cette fête avec la mère de mon chum. Parce que la fête des mères, c’est la fête de toutes les mères. Et il y en a qui prennent plus de place que d’autres.

Je sais, c’est égoïste! S’il y a une occasion où les mères devraient se tenir ensemble, c’est bien celle-ci! Mais quand ta belle-mère attire toute l’attention sur elle au repas et ne s’occupe pas de ses petites-filles pour te donner un break, c’est dur d’être solidaire! Et c’est encore plus dur le jour de la fête des mères!

Pourtant, je sens qu’elle et moi on se ressemble dans notre rapport à la maternité: même si elle n’en parle pas, elle n’a jamais dû vraiment aimer ça, s’occuper des enfants. Il suffit de voir comment elle se comporte avec mes filles pour se rendre compte que ce n’est pas son truc. Elle préfère de loin lire La Presse sur son iPad, aller magasiner ou discuter entre adultes autour d’un bon verre de vin. Moi plus que quiconque, je devrais la comprendre, et au lieu de cela, je lui en veux. Parce que je ne peux pas compter sur elle pour me donner un break. Parce que je ne peux pas déposer mes filles chez elle quand elles sont malades pour aller travailler, comme elle le faisait avec sa propre mère. Parce que même si je n’aime pas ça, je fais l’effort de jouer avec mes filles et de m’en occuper du mieux que je peux. Alors qu’elle, non. Elle fait le strict minimum. Un point c’est tout.

Je crois que c’est à cause de cela que depuis que je suis mère, je déteste la fête des mères.

Je rêve d’une fête des mères sans enfants

Pourtant quand j’étais plus jeune, j’adorais ça! J’éprouvais vraiment du plaisir à préparer un cadeau pour ma mère et à comploter avec mon père pour aller lui acheter des fleurs ou lui organiser une sortie au restaurant. Mais maintenant que c’est à mon tour d’être la fêtée, je suis constamment déçue.

Il faut dire que mes filles sont encore jeunes, alors elles ne comprennent pas encore le sens de cette fête. La plus jeune me demande toujours où est le gâteau et pourquoi je ne souffle pas de bougies(!), et la plus grande a tellement hâte de me donner la carte qu’elle a faite à l’école que je n’ai même pas le temps de siroter mon café du matin que je l’ai déjà entre les mains!

Et, comme on ne peut pas vraiment compter sur mon chum pour prendre des initiatives, c’est toujours moi qui organise tout. Si je lui demande, il va s’en occuper, mais ça me saoule de devoir être celle qui initie toujours tout. Allo, la charge mentale! Parce qu’en plus, c’est souvent moi qui pense à acheter des fleurs pour sa mère ou à réserver le restaurant si je ne veux pas me retrouver à préparer un repas cette journée-là. Parce que t’sais, vu que c’est ma fête, j’aimerais bien avoir congé de cuisine aussi!

Mais surtout, j’aimerais vraiment pouvoir faire ce dont j’ai envie. J’aimerais être le centre de l’attention. J’aimerais me sentir aimée, cajolée. J’aimerais que pour une fois, une seule, mes besoins passent avant ceux des autres. J’aimerais ne pas avoir à m’occuper de mes enfants. J’aimerais pouvoir profiter d’elles sans avoir à gérer leur repas.

Oui, ça peut paraître étrange, mais je rêve d’une fête des mères sans enfant. Une fête des mères reposante rien que pour moi. Une fête des mères où je puisse me ressourcer pour mieux apprécier les bons côtés de la maternité. Une fête des mères où je me sente reine, où je n’aie pas à partager la vedette avec la mère de mon chum ou la mienne. Une fête des mères où on me fasse vraiment sentir à quel point tout ce que je fais compte.

Et pour vous, elle ressemble à quoi, la fête des mères idéale?

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