Je ne sais pas si c’est le retour du soleil ou de l’électricité, mais depuis hier, j’ai envie de cultiver le positif:-)
Dans mon dernier article, je vous racontais à quel point j’avais toujours eu tendance à trop en faire, à vouloir m’améliorer sans cesse, parce que j’avais le sentiment de ne pas être une bonne mère. De n’être pas assez ceci ni assez cela. Et j’avais envie de me défaire de ce schéma de pensée et d’écouter davantage mon instinct maternel, sans trop savoir comment y parvenir. C’est d’ailleurs ce qui revient souvent dans les commentaires des mamans de mon groupe privé : on sait ce dont on veut se débarrasser, mais pas comment faire pour y arriver.
Arrêtons de lire les conseils des experts!
Eh bien l’univers m’a entendue et m’a susurré la réponse à travers les mots d’André Roberti dans une conférence sur le rayonnement où il expliquait que le meilleur moyen d’entendre sa petite voix intérieure et de la suivre, c’était de se mettre à son écoute. Et pour y arriver, il proposait une méthode on ne peut plus radicale: arrêter de lire. Oui, vous avez bien lu! Ça a piqué ma curiosité, d’autant que ça venait de quelqu’un qui aime lire et qui croit profondément au pouvoir transformateur des livres sur nos vies. Et ça m’a surtout fait réaliser que c’était parce que je lisais trop de livres sur la maternité et l’éducation des enfants que je n’arrivais pas à suivre mon instinct. Comment lui faire confiance et écouter mon cœur quand je nourris mon mental avec autant de conseils en tous genres?
Mais ce qui m’a le plus émue, c’est quand il a expliqué à quel point notre société nous enseignait à corriger nos erreurs au lieu de miser sur nos forces. Et il citait en exemple une joueuse de tennis belge, dont j’ai oublié le nom, qui s’est mise à triompher à partir du moment où son entraîneur a décidé de développer davantage ses points forts plutôt que d’améliorer ses points faibles. En l’entendant raconter cette histoire, je me suis mise à pleurer. Elle était là la clé que je cherchais : miser sur ses forces plutôt que d’essayer d’améliorer ses faiblesses.
Ça peut paraître évident vu de l’extérieur, mais quand tu as passé ta vie à essayer d’améliorer ce que tu n’aimais pas chez toi, c’est tout un changement de paradigme!
Pourtant, c’est un conseil qui revient souvent dans les livres qui parlent d’éducation bienveillante. Mais que j’ai un mal fou à appliquer avec mes filles parce que ce n’est pas une aptitude que l’on m’a apprise à développer envers moi-même. Or, tout commence par soi. Et moi, je suis une personne optimiste et joyeuse!
Cultivons le positif!
Depuis que j’ai lancé ce projet, mon objectif est de pouvoir dire tout haut ce que nombre de mamans pensent tout bas, parler des aspects moins reluisants de la maternité, mettre en lumière nos parts d’ombre pour mieux guérir nos blessures et transformer le fardeau de la maternité en cadeau. Et je sais que cela résonne chez beaucoup de mamans : mes articles les plus populaires sont aussi les plus durs, ceux où je règle les comptes avec mon passé.
Mais je n’ai pas envie de cultiver uniquement du négatif. Parce qu’on ne peut pas changer le passé. Parce qu’à force de remuer le couteau dans la plaie, la blessure risque de s’infecter au lieu de cicatriser. Or, en bout de ligne, c’est l’amour que je souhaite restaurer: l’amour de soi, l’amour de ses enfants, l’amour des autres. Et l’amour se nourrit de lumière.
Je ne veux pas seulement nous libérer de ce qui nous pèse; je veux aussi nous réconcilier avec la beauté de la vie et cultiver ce qu’il y a de plus grand en nous. Je veux nous amener à aimer profondément la maman que nous sommes. Et la femme qui se cache derrière elle. Alors, je me dois de montrer l’exemple : lâcher les livres sur la parentalité, miser sur mes forces et accepter mes faiblesses.
Soyons honnêtes envers nous-mêmes!
Alors, voilà : je ne suis pas une maman bienveillante. J’ai du mal à mettre des limites claires. J’ai du mal à accompagner les émotions de mes filles… et à gérer les miennes! Je m’emporte très facilement. Je n’aime pas passer des heures à jouer avec mes filles ni leur cuisiner des collations santé chaque semaine. Ça, ce sont mes faiblesses.
En revanche, je suis drôle. J’ai toujours plein d’idées farfelues. Je m’assois dans le sable avec elle pour faire des pâtés et monte dans les modules de jeux avec elles. Je leur organise des chasses au trésor costumées. Je suis à l’écoute de leurs besoins et cherche souvent à leur faire plaisir. J’adore leur lire des livres ou les emmener voir des spectacles. J’encourage leur créativité et leur autonomie. J’ai de grandes conversations avec elles sur tout un tas de sujets, même si la plus jeune a seulement trois ans. J’essaie de leur transmettre les valeurs qui me sont chères. Je leur apporte un éclairage différent sur le monde. Je leur parle de l’importance de préserver la nature, d’écouter son corps, de respecter les autres et d’exprimer ce qu’on a sur le cœur. Ça, ce sont mes forces.
Et vous, quelles sont les vôtres?


