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Mordre dans la vie à pleines dents!

Mordre dans la vie à pleines dents

Petite, j’étais le genre de fille qui mordait dans la vie à pleines dents. Tout m’émerveillait: le vol d’un papillon autour de moi, le parfum des fleurs des champs, la saveur sucrée des fraises gorgées de soleil. J’avais, comme beaucoup d’enfants, le bonheur facile. En grandissant, j’ai commencé à voir le verre à moitié vide. Pourtant, j’ai toujours gardé en moi cet amour pour la vie que j’avais enfant. Et c’est en devenant mère que cette étincelle de joie s’est rallumée au point où moi qui n’aimais pas être mère, j’en viens à y trouver le plus grand des plaisirs!

« Le bonheur, ce n’est pas d’avoir tout ce que l’on désire, mais d’apprécier ce que l’on a.  » – Paulo Coelho

Le bonheur ne se cherche pas, il se construit

Trouver le bonheur en soi

Apprécier ce que l’on a, ce n’est pas donné à tout le monde. Moi qui ai toujours voulu savoir comment faire pour être heureuse, j’ai longtemps cru qu’il fallait chercher le bonheur à l’extérieur de soi; que le jour où j’aurais réalisé tous mes rêves, je serai enfin heureuse. Mais tant que je ne l’étais pas, tant que la vie m’arrivait avec des épreuves et des moments difficiles, j’avais du mal à attirer le bonheur. Le moindre petit désagrément en venait à gâcher mon plaisir. 

Je me rappelle encore à quel point le mauvais temps qui accompagnait nos vacances à l’Ile d’Orléans avec mon amoureux de l’époque m’avait tellement affectée que j’avais eu le sentiment de passer de mauvaises vacances. Alors qu’en fait, pour en profiter pleinement, il m’aurait suffi de changer mon regard sur les choses, de chausser mes lunettes roses. Parce que le bonheur, c’est en nous qu’on le trouve. J’ai même envie de dire: c’est nous qui le créons. Mais ça demande de voir la vie à travers les yeux d’un enfant.

Changer de regard sur la vie

Quand on vit des moments difficiles, on a souvent tendance à broyer du noir et à penser que le bonheur, ça n’est pas pour nous. C’est peut-être ce que vous vivez en ce moment. La maternité vient avec beaucoup de deuils (perte de repères, manque de sommeil, perte de priorités, changements corporels et hormonaux, perte d’intimité dans le couple…) et ces deuils nous font parfois regretter notre vie d’avant. Ça m’est arrivé.

Mais à trop porter son attention sur ce qui nous manque et sur ce que l’on aimerait avoir, on en oublie de profiter de ce qui est déjà là, sous nos yeux: la lumière du soleil en été, le chant des oiseaux le matin, un toit sur notre tête, un conjoint pour nous épauler… Le bonheur, ce n’est pas quelque chose après lequel on court; c’est un état d’esprit, la capacité de s’ouvrir à l’abondance qui nous entoure et d’en jouir avec plaisir. À partir du moment où notre regard sur la vie change, tout change!

Aimer la vie dans tout ce qu’elle a à nous offrir de beau et de moins beau, telle est la leçon de la 7e mère de clan, Celle qui aime toutes choses.

Et c’est aussi à cela que nous invite la saison estivale:

  • marcher pieds nus dans l’herbe,
  •  humer le parfum des fleurs,
  •  se baigner dans l’eau de la mer ou des lacs,
  •  regarder le soleil se coucher,
  •  écouter le chant des oiseaux ou les rires des enfants qui s’amusent…

 Ce sont ces petits plaisirs simples qui me remplissent de gratitude chaque jour et me font aimer la vie.

Apprécier les plaisirs, petits et grands

Un rituel qui fait du bien

Ce matin encore, je me suis réveillée à 6h et je suis sortie m’installer dehors pour écrire, car oui, avec l’arrivée de l’été, j’ai décidé de m’installer dans ma cour chaque matin, dès mon réveil. 

Ce petit rituel d’écriture que j’avais entamé au printemps dernier, je l’avais mis sur pause le temps des vacances, jusqu’à ce que dimanche dernier, quelques jours seulement après la nouvelle lune de juillet, l’envie de noircir mes pages du matin s’empare à nouveau de moi. Alors, je suis allée m’asseoir dehors au bord de la piscine pour regarder le jour se lever ; le soleil était déjà sorti et le ciel d’un bleu limpide. J’ai souri en voyant l’étoile du matin briller haut dans le ciel devant moi, petit clin d’œil de la vie à la 7e mère de clan, Celle qui aime toutes choses.

Tandis que j’écris, les rayons du soleil passent à travers la clôture en face de moi. Au loin, un chien aboie. À cette heure-ci, les oiseaux sont plus tranquilles. Je sens un léger vent frais caresser ma peau et l’odeur du chlore que j’ai mis dans la piscine hier.

Un rêve qui prend vie

Qu’est-ce qu’on est choyé d’avoir une piscine quand même! 

Moi qui adore nager depuis l’âge de 5 ans, j’ai toujours rêvé d’avoir une piscine. Dans ma tête, c’était un rêve un peu fou! Comme j’habitais en France, je m’imaginais avoir une grande maison avec piscine couverte – parce qu’à part dans le sud de la France, les maisons avec piscine extérieure, ça ne court pas les rues comme ici au Québec -, le genre de truc qui coûte une fortune ! Et aujourd’hui, ce rêve s’est réalisé, et j’en savoure chaque instant avec joie… et une certaine dose d’incrédulité aussi!

Le plus drôle, c’est que ce n’était même pas un de nos critères quand on a acheté la maison, même que mon mari n’en voulait pas, car il savait par expérience l’entretien que ça demandait. Mais moi, je trouve que le jeu en vaut la chandelle. En même temps, j’ai conscience que ce n’est pas ce qu’il y a de plus écologique, même si c’est une piscine au sel. J’aurais aimé avoir un lac ou une rivière, mais avec un mari qui refuse d’habiter ailleurs qu’en ville, c’est carrément impossible! Alors, je profite de ma piscine sans une once de culpabilité, car j’ai conscience que tout le monde n’a pas cette chance.

Et puis, sans elle, je travaillerai probablement plus que de raison. En effet, je m’étais promis de ralentir un peu cet été, de ne pas travailler les après-midis. C’était sans compter le fait qu’en été j’ai beaucoup plus d’énergie et d’idées; à l’image de la nature, c’est en été que je suis le plus productive. En revanche, j’essaie de m’installer le plus souvent dehors pour travailler. Et chaque fin d’après-midi, je vais chercher mes filles un peu plus tôt que d’habitude pour qu’on puisse se baigner. Parce qu’elles aussi adorent ça ! 

Le bonheur d’être mère

Quand je les vois aller dans l’eau me faire des spectacles pour me montrer leurs prouesses ou aller chercher des trésors cachés au fond de l’eau, je nous revois ma sœur et moi à leur âge. C’est un des cadeaux que j’apprécie le plus d’être mère : pouvoir revivre les joies de mon enfance à travers les mots et les gestes de mes enfants. Ça me rappelle de bons souvenirs; ça me transporte aussitôt dans le passé, dans cette énergie de jeu et d’insouciance si caractéristique de l’enfance; cette époque où tous les jeux étaient permis et tous les rêves possibles, où l’on pouvait explorer la vie sans peur des conséquences. 

Cette époque me manque. Être adulte, c’est tellement moins amusant! Oui, on peut faire ce qu’on veut, comme dirait ma fille aînée, mais cela vient avec une charge mentale qui tue dans l’œuf tout élan spontané. Alors, je remercie la vie de m’avoir donné deux filles pour me rappeler de profiter à fond de chaque instant. Parce qu’on a qu’une vie et que c’est maintenant qu’il faut la vivre.

Savoir accueillir les cadeaux de la vie

Oser réaliser son rêve

Si aujourd’hui, j’ose enfin accomplir ce que j’ai toujours voulu faire au fond de mon cœur d’enfant, c’est en partie grâce à elles. La maternité m’a ramené à la petite fille que j’étais, et voir les miennes s’épanouir dans ce qu’elles aiment m’a donné le goût d’en faire autant. C’est ainsi qu’aujourd’hui, un autre de mes rêves est sur le point de se réaliser : hier soir, j’ai appris qu’à partir du mois de septembre, j’allais enregistrer chaque semaine les chansons que j’ai écrites dans le cadre du projet Sisters avec un producteur à Boucherville! J’ai encore du mal à le croire, mais je vais devenir auteure-compositrice-interprète! Pincez-moi, quelqu’un ! 

Pourtant, mon premier réflexe a été de reculer, de me cacher derrière de fausses excuses: “Non, mais septembre, c’est le mois que j’avais choisi pour lancer mon programme sur la créativité! Ça fait des semaines que j’en parle!” Oui. Et en même temps, je n’en ai pas encore lancé la promo officielle… alors que ça fait des mois que je dis que je veux faire plus de place à l’artiste en moi. C’est fou comment la peur vient nous assaillir à chaque nouvelle porte qui s’ouvre! Alors, après avoir laissé passer l’émotion et exprimé mes doutes, j’ai choisi de plonger. Car c’est ainsi qu’on réalise ses rêves: en disant oui à la vie, même si on ne sait pas trop où cela va nous mener.

Dire oui à la vie

Il m’a en effet suffi de dire oui à la vie, de saisir chaque opportunité qu’elle m’offrait de me rapprocher de mon rêve pour qu’il se réalise. Je suis vraiment reconnaissante envers toutes les belles personnes que l’univers a mises sur ma route pour rendre tout cela possible! Je pense à toutes les mentores qui m’ont accompagnée sur mon chemin de guérison, en particulier Monica qui, en plus d’être coach, est elle aussi artiste; aux aînés autochtones qui m’ont permis de comprendre mon histoire et d’accepter les épreuves de la vie (je me rappelle encore ce que m’a dit Chomis en me remettant mon tambour: “maintenant, vous allez écrire vos propres chansons; ton tambour est là pour te donner le courage d’offrir ta médecine”), et à toutes ces femmes croisées au gré des hasards qui m’ont permis d’y croire.

Accepter l’aide du masculin pourvoyeur

Mais je pense surtout à mon mari qui a accepté que j’arrête de travailler après la naissance de notre deuxième enfant afin de trouver ma passion et de développer mon entreprise. Sans lui, sans son soutien moral et financier, je n’y serais pas arrivée. Parce que pour nous réaliser pleinement, nous les femmes, nous avons besoin d’un masculin fort et protecteur qui nous soutienne. 

J’ai la chance d’en avoir trois dans ma vie: mon mari, mon beau-père qui est d’une extrême générosité, et mon père, le premier de mes fans, lui qui a troqué un début de carrière prometteur dans le sport de haut niveau contre une carrière beaucoup moins épanouissante dans la finance, afin de subvenir aux besoins de sa famille, et qui a toujours été là pour me soutenir financièrement aussi. Merci Papa ! Ton sacrifice n’aura pas été vain : grâce à toi, je vais le réaliser, mon rêve ! 

Alors, aujourd’hui, j’ai envie de dire: merci à la vie pour ses cadeaux! Merci aux personnes qui y ont cru plus que moi! Merci Alexandre, Réjean, Chomis! Merci à moi d’y croire encore et d’osé! Je vous aime, je m’aime, je nous aime!

Envie d’aller plus loin?

Venez célébrer les plaisir de la vie dans un Cercle de joie!

RDV dans un parc de Laval le 13 août 2025 à 20h30!

Découvrez mon épisode de balado sur Celle qui aime toutes choses

Découvrez l’histoire complète de ma reconnexion à la joie! 

Là où poussent les lotus est un recueil de 20 chapitres de vie transformateurs, racontés par celles qui les ont vécus. Dans le chapitre que j’ai écrit, je vous raconte comment j’ai réussi à retrouver la créativité, la sensualité et la joie de vivre qui m’habitaient enfant en transformant les épreuves que la vie avait mises sur mon chemin.

  • Pour commander votre exemplaire, c’est par ici!
  • Pour assister au lancement le 21 septembre au Pavillon Arthabaska de Victoriaville, c’est par !

Venez assister à la réalisation de mon rêve!

Pour m’entendre chanter les deux chansons que j’ai écrites pour le projet Sisters, le 2 novembre au Cabaret BMO de Sainte-Thérèse, c’est par ici que ça se passe:

Billet duo ou Billet solo

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